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Orientation Arts in Public Sphere du Master HES-SO in Fine Arts.

Battlefield #120 - Jérôme Leuba

Battlefield #120 - Jérôme Leuba

On september 17, one of our teacher Jérôme Leuba will present a new living sculpture from his Battlefield series. The action will take place from 10:00 until 18:00 from Place de la Fusterie until Place du Molard in Geneva. Through conflictual territories, Jérôme Leuba's works explore and reveal the presence of power relations while playing with our stereotyped images conditioned by the public sphere. With his living sculpture work, the artist hides scenarios drawn from ordinary life, which infiltrate reality, often with the help of long exhibition temporalities. These situations that seem familiar or insignificant then shift towards a stranger “déjà vu”.

 

MAPS Embassy - Chile


 

MAPS Embassy - Chile

Cristián Valenzuela est artiste visuel (Santiago du Chili, 1974). Formé à la Facultad de Artes de l’Universidad de Chile et en Master in Arts in the Public Spheres à l’ECAV (2007-2010). Actuellement il vit entre Santiago et Bruxelles où il développe un projet de recherche et de création artistique au sein de l’Ecole Doctorale d’Art et Sciences de l’Art (Université Libre de Bruxelles/ Ecole de recherche Graphique).  Résidant depuis 9 ans en Europe, il garde toujours des liens avec sa scène d’origine à travers divers projets de résidences, d’expositions et d’échanges.

Eduardo Cruces est artiste visuel (Lota, Chili, 1987). Formé à la Facultad de Artes de l’Universidad de Concepción (Chili) et en Master in Arts in the Public Spheres à l’ECAV (2012-2014). Il vit actuellement dans la VIII région du Chili où il développe divers projets artistiques et pédagogiques. Tout comme Cristián Valenzuela, il garde des liens forts avec la Suisse et d’autres villes européennes où il a exposé son travail.

Valenzuela et Cruces se sont rencontrés l’année 2012 au Chili. Ils ont commencé à établir une relation professionnelle et amicale qui les amènera à collaborer sur divers projets jusqu’à aujourd’hui. Dans les lignes suivantes, les artistes nous proposent un échange sous la forme d’un entretien/dialogue sur leurs propres visions sur l’art, sur la responsabilité de l’artiste et d’autres sujets qui ont évolué tout au long de ces dernières années.

Cristián Valenzuela : Ma question porte un préjugé social propre à notre société d’origine. Quel est l’élément détonant qui t’a permis de réveiller l’intérêt que tu as pour l’art ? Quand prends-tu conscience de la réelle problématique que porte le « métier », des réelles préoccupations qui se confrontent en elle ?

Eduardo Cruces : Mon intérêt pour l’art se base sur l’urgence de discuter de ce qui arrive lorsque nous établissons des relations entre les individus, l’entourage et le contexte. Depuis mes études primaires, j’ai découvert et expérimenté la complexe friction qui existe entre l’ordre et les formes de pensée qui nous sont imposées en tant qu’étudiants, ce qui a provoqué en moi le désir de mettre en exergue les limites de ces supposés discours, histoires et rites. Dans ce processus de questionnement, l’étude d’œuvres d’artistes (essentiellement européens), m’a amené à m’approcher de leur manière de penser et à faire des liens avec leurs biographies et leurs contextes historiques.

Ainsi, j’ai décidé d’étudier à la faculté d’art de l’Universidad de Concepción, école d’une région sud du Chili, où j’entre alors en contact avec les arts visuels par le biais de la technique et du savoir faire de la gravure, mais également en tissant des liens avec mes pairs. Dans ce processus, j’ai réaffirmé mon intention d’aller à la recherche de cohérence entre la biographie et le contexte historique. C’est ainsi que je me suis également préoccupé des opérations qui construisent le sens d’un projet artistique, faisant ressortir des problèmes aussi importants -sinon plus- que l’objet et sur la manière de transmettre ces expériences, avec quels moyens, où et quand.

C.V. : Tout au long de nos discussions nous parlons de la responsabilité, notamment la responsabilité de l’artiste. Où et comment s’active la responsabilité de ceux qui choisisse une option professionnelle complexe ?

E.C. : la décision d’assumer une responsabilité se réveille constamment dans mon rôle d’artiste, et dans la mesure où j’enquête sur le fait de savoir en quoi consiste ce rôle à l’intérieur d’une trame de relations. Pour cela je discute fréquemment avec mes pairs, attentif à leurs commentaires, à leurs projets, à leurs manières d’opérer.

En ce sens, je dirais qu’il y a trois moments des « grands récits » qui ont renforcé ma position et ma manière de regarder le monde. La première fut la fermeture de la mine de charbon du village d’où je viens. En ayant compris ma communauté et notre processus de « désindustrialisation » vers une reconversion, j’ai repéré que les peuples obéissent à un plan politique qui les structure sous certaines conditions d’utilité, et qui se restructure non seulement dans le champ formel et matériel, mais aussi dans celui du langage, de la vie et des corps. Le second moment clé fut la fermeture du cursus d’arts plastiques pendant ma première année d’étude. Cela a instauré en moi l’idée de la carrière comme un objet, dans lequel le plan d’obsolescence est aussi appliqué aux manières d’apprendre et de désapprendre les modèles de formation artistique. Le dernier moment fut mon voyage en Europe, une opportunité de sortir du Chili, qui m’a permis de mettre en confrontation les bases qui structuraient ma formation eurocentriste, mon regard, ma langue, etc.

C.V. : Quel est ton intérêt à porter un regard insistant sur une situation personnelle d’origine, qui est aussi une situation collective et socialement complexe ? Même si je t’oriente vers une piste, je voudrais que tu focalises ta réponse sur le changement de perspective qu’a signifié ton expérience au MAPS.

E.C. : Mon intérêt à insister sur un projet artistique se trouve dans l’opportunité qu’amènent les pratiques de l’art à penser et discuter collectivement un modèle social imposé. Pour cela, ma méthodologie de travail offre de l’importance au dialogue avec diverses petites communautés, où la recherche se rétroalimente, dans la mesure où elle s’ouvre et se pense constamment dans un processus de développement avec son entourage.

C.V. : Conscient de la responsabilité avec laquelle tu assumes ton travail artistique, peux-tu identifier les risques de la possible auto proclamation en tant que porte parole de ceux qui n’ont pas une voix ? Comment t’échappes-tu de ces risques sans trahir la responsabilité d’un travail engagé ? Comment te libères-tu de la responsabilité morale imposée par les institutions sur les individus par rapport à une origine, pour assumer une responsabilité éthique personnelle, libre et vivante ?

E.C. : Dans la mesure où j’insiste sur un même leit motiv ou sur projet à long terme, il se construit certainement,  à travers le regard de l’artiste-producteur, une sorte d’ « observateur idéal ». Dans ce sens, je pense que pour se libérer de toute pression extérieure et même de son propre ego, il est important de se considérer comme un travailleur au sein d’une communauté. C’est pour cela que je considère l’éthique dans l’art comme une prise de conscience des opérations qui se croisent dans une proposition et dans la recherche de son rôle dans la communauté.

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Eduardo Cruces : Trouver les concepts spécifiques qui verbalisent un discours est presque une recherche en soi-même. Des concepts comme « idéologie » et « contingence » se retrouvent souvent dans ton discours. De quelle manière se manifestent ces concepts, dans quels moments, avec qui et où ?

Cristián Valenzuela : Dans mon cas il existe une perception du monde qui se manifeste dans des situations d’inconfortabilité.  Cet inconfort provient d’une manière d’établir des relations avec le monde, une manière qui croit à l’indépendance d’une sensibilité apprise, dans la mesure où elle dépasse ses propres préjugés. Conceptualiser un problème permet de le confronter avec les outils sur lesquels nous comptons pour l’énoncer et le déchiffrer, tel un jeu de miroirs. Le discours apparaît dans la mesure où nous internalisons les diagrammes qui se dessinent dans l’appréhension de ces différents concepts. Cela n’arrive pas dans la solitude de l’ « atelier », mais plutôt dans le dialogue constant avec nos pairs.

E.C. : Afin de nous parler dans des termes d’expérience vers la concrétisation de cette verbalisation et transformation des concepts : Peux-tu expliquer quelle a été pour toi l’incidence d’une deuxième langue dans la construction de relations complexes aussi bien internes (niveau mental, personnel) qu’externes (champ de relations avec les autres) ?

C.V. : Je ne sais pas si le fait d’être plus au moins bilingue aujourd’hui influence sur ma faculté à verbaliser d’une meilleure manière des processus mentaux qui ne sont pas nécessairement liés au langage oral ou écrit. Par contre, je suis certain que le fait de parler régulièrement une langue qui ne nous appartient pas, permet de réapprendre notre langue d’origine, ce qui facilite la « visualisation » des relations qui existent entre les codes de cette langue. Je ne suis pas très intéressé à comprendre cette situation si elle n’est pas appliquée à quelque chose de concret. J’assume l’art comme un langage. Un langage évolue dans la mesure où nous le pratiquons et le collectivisons. Nous avons encore des « génies » (ou plutôt des gros travailleurs)  qui nous offrent de nouveaux concepts. Notre mission en tant qu’artiste est, si ce n’est de créer de nouveaux concepts ou d’en reformuler d’autres, de les appliquer à la lecture de la réalité, ou de certains aspects de celle-ci, afin de pouvoir clarifier d’une manière sensible ce qu’ils contiennent. Et pour aller plus loin, cela permet aussi de générer des opérations qui impliquent la possibilité de transmission, comme des « ouvriers » dans les plis de la réalité ne se trouvant pas dans une surface immédiate.

E.C. : En suivant cette ligne, tu as déjà travaillé régulièrement dans la création ou la proposition de projets collectifs avec des artistes de divers lieux. Quelle est l’incidence de la rencontre entre pairs comme opération et comment se régulent les vibrations ? Jusqu’à quel point l’ « institution » détermine les échanges à l’intérieur du projet, comment il se diffuse, comment il se finance ?

C.V. : Je commence par la fin de ta question. Par rapport aux financements, un jeune artiste un jour m’a dit « L’argent ? Il existe il faut seulement savoir où le chercher. » Cela n’est pas aussi simple que cela puisse sembler. Il existe parfois des contradictions éthiques. Les sources de financement proviennent souvent des excédents de richesses négociés, et la richesse on sait déjà comment elle se crée. Parfois nous oublions la source du financement afin de matérialiser nos projets. Celui qui n’a jamais pêché… sait déjà quoi faire.

Pour continuer, je crois qu’ici je vais te répondre avec une idée que je développe depuis longtemps, mais qui est en permanente évolution.

Le rôle de nos collaborations est de mettre en évidence certaines manifestations artistiques contemporaines indépendantes qui se génèrent  –la plupart du temps– hors du système institutionnel d’art et se proposent comme des exercices de recherche non conventionnels. Dans la majorité de cas les espaces architecturaux destinés à l’exhibition ne sont pas modifiés, respectant leurs formes originales afin de créer de nouvelles tensions et dialogues entre les oeuvres et avec les espaces où elles sont placées. Cela afin d’éviter la réduction disciplinaire, la limitation d’auteur, et surtout la «mercantilisation» de l’oeuvre. En outre, le déracinement volontaire ou involontaire, le déplacement et le choix d’un territoire affaiblit la présence prolongée d’artistes dans certaines zones géographiques, de sorte que les rencontres interpersonnelles créés au sein d’une «profession» hors de l’«institutionnalité» d’un territoire sont momentanés. La pratique artistique est un écosystème vivant au sein duquel des croisements plus ou moins éphémères se produisent, et dont il est urgent de faire état. Des croisements qui dans leurs points de friction réalisent et prennent en compte les contradictions d’un modèle global et dominant qui cherche à se justifier dans une «diversité» facilement assimilable, mais où l’imposition du discours ne considère pas la possibilité d’une inversion de pôles politiques. L’image de ces collaborations correspondent à une accumulation de croisements qui forment un tout et, telle une chrysalide, attend les conditions nécessaires pour réaliser sa métamorphose vers la forme finale avant sa disparition définitive.

E.C. : Souvent tu parles de l’importance des opérations qui structurent une proposition (artistique), plus que l’ « objet » même comme œuvre. Si nous élargissons ce questionnement à ton projet de formation : quel rôle a joué pour toi ton parcours académique dans ta formation artistique ? Quelle est l’importance des cursus d’études académique qui ont traversé ton travail de recherche ?

C.V. : J’assume qu’une œuvre nous « parle » de quelque chose. Même si elle ne parle que d’elle même. Et je ne parle pas ici de l’œuvre comme « représentation » d’une autre chose, ou de l’œuvre comme un récit. Une œuvre parle des conditions de production, et c’est grâce à une possible lecture qu’elle devient une bombe de sens. Pour cette raison, il est important de parler des conditions dans lesquelles elle est crée, des idées que la structurent, de l’ « anima » qui l’enveloppe et des discordes qui l’ont précisée.

D’un autre côté si je pense ma réponse de manière très contrastée je dirais : en rigueur strict les études formelles ne m’ont pas donné beaucoup en concret. C’est très complexe ce que je viens de dire parce que c’est justement grâce à elles que je peux me permettre de dire quelque chose de si drastique.

Toutefois, les études formelles ou académiques, je les considère comme la possibilité de s’approcher d’un sujet. Ce n’est pas la seule manière bien sûre, mais cela est parfois valide et nécessaire car la réalité est suffisamment complexe pour faire perdre les buts initiaux. Même si perdre le nord n’est pas toujours si mal.

Book Launch - Naomi Del Vecchio

Book launch - Des pieds et des mains et comment s'en servir

On september 15, our student Naomi Del Vecchio will launch her new book Des pieds et des mains et comment s'en servir. The opening will take place at the art&fiction library in Lausanne.

MAPS Embassy - Beirut

MAPS Embassy

BEIRUT MADINATI, a hope for a city renewed

The people were silent. Until a huge pile of trash came on top of another, burying the city in disaster.

Lebanon, not having a president for three consecutive years, where the elections are constantly being postponed and put on hold due to continual internal differences and failure of agreement, it was about time for a change.

Electricity cuts, water unavailability, trash crisis, lack of public spaces, social (in)security, absence of public transportation, are but a few problems that the Lebanese have to deal with daily.

Demonstrations started in summer 2015: a catharsis of discontent directed at the political class, which has walled itself off from popular opinion and failed to provide other basic services. In September, young men openly identifying themselves as supporters of the country's Parliament speaker descended on the protesters, carrying knives and throwing punches and stones. Every time demonstrators attempted to approach the parliament building, security forces fired their weapons into the air, sprayed tear gas and water cannons, and arrested dozens.

The rise of “Beirut Madinati” (literally meaning: “Beirut my city”)

 Beirut Madinati is an opportunity for change that starts with the recognition that the traditional political leadership has proven unable to responsibly manage urban affairs, and that the people, can collectively do much better.
Beirut Madinati is a volunteer-led campaign to elect a municipal council of qualified, politically unaffiliated individuals in the upcoming contest of May 2016, and, once in office, to support them in implementing a people-centered program that prioritizes livability in Beirut. 

In all that it does and aspires to do, Beirut Madinati, strives to reflect its core values: the primacy of the public good, social justice, transparency, and stewardship of the city for future generations. 

The Beirut Madinati Municipal Program is a plan to improve living conditions in Beirut.  It was developed by experts with decades of experience in research, consultancy, and advocacy work in urban affairs, and who have found that for many years their advocacy for people-centered urban development has fallen on deaf ears in Lebanon’s centers of power.  Realizing the futility of continuing to try to convince the Beirut Municipal Council to adopt the livability of the city as a core concern, this group has launched a campaign to elect qualified individuals whose primary objective is to make Beirut more livable: more affordable, more “walkable”, more green and more accessible.

Beirut Madinati envisions the city’s municipality as the public agency that represents and responds to the needs of all city dwellers and derives its legitimacy by representing them rather than representing particular political parties. The municipality aims to be transparent in its planning and budgeting processes, and to provide numerous channels for those who live or work in Beirut to shape the municipality’s priorities and workings, and to request specific actions..

Below are 10 key plans of the Beirut Madinati campaign (drawn from a more detailed planning document that is available on the BM.com website.)

1. MOBILITY

Improving urban mobility through an integrated strategy that makes soft options (i.e. walking, biking) more viable, enhances and organizes shared transportation systems (e.g. large buses, mini-vans, services, taxis) within the administrative city boundaries and beyond, and reduces air pollution

Today, about 70% of trips in Beirut rely on the use of private cars. At peak hours, most of these cars move at the speed of a pedestrian walking at a normal pace.

Within 6 years, only 45% of trips will be conducted by private cars, and at least 15% will be by walking or biking. The remaining 40% will be through shared transportation.

2. GREENERY & PUBLIC SPACE

Improving greenery and public space by incorporating the city’s shared spaces into a network of green passages and spaces that simultaneously act as pedestrian paths and as an array of meeting and play areas of multiple sizes and functions. Upgrading the entire waterfront by improving its accessibility and views, and by strengthening its role as an attractive socially and economically active zone that can support livelihoods, as well as increasing the number of publically accessible green areas in the city: Every neighborhood will have at least one public garden that serves the local community.

Today Beirut offers less than 1m2/person of green open space while the World Health Organization recommends at least 9 m2/person.

Within 6 years  this number should be increased to at least 5m2/capita.

3. HOUSING

Make housing more affordable for future homeowners and tenants. Beirut Madinati will introduce incentives for developers to upgrade or replace deteriorating housing and propose new planning tools to revise the incentive and taxation structures that currently hinder production of affordable housing. 

(Today the average price of an apartment is more than $570,000, or 1270 times the minimum monthly wage. At this rate, more than half of the children in Beirut today will not be able to secure a home in the city.)

4. WASTE MANAGEMENT

Implementing an integrated solid waste management strategy by providing incentives for businesses and households to reduce waste, sort at the source, and by implementing a system of secondary sorting, reuse and recycling. In addition, Beirut Madinati will establish an Office of Solid Waste Management inside the Municipality of Beirut to ensure that we never again face a garbage crisis, and to work towards making Beirut a model zero-waste city. The Office will work with regional and national agencies and authorities to establish and maintain sanitary landfills and dispose of toxic waste and to articulate and implement the long-term waste reduction strategy. Finally, and in the event that the current waste crisis is not solved by the time the Campaign takes office in May, the movement will implement an emergency crisis measure to set in place a dismountable state of the art waste treatment facility within the municipal boundaries of the city.

Today, Beirut produces 600 tons/day of solid waste. 90% of this waste is landfilled, despite the fact that almost all of it recyclable.

Within 6 years Beirut should recycle at least 40% of its solid waste, and implement management methods that are in compliance with best practices worldwide.

5. NATURAL HERITAGE

Protecting and developing Beirut’s built and natural heritage, including its waterfront, as a cultural and economic resource that enhances character, enriching cultural life, playing a role in economic development, fostering cultural tourism and enhancing competitiveness in business recruitment and retention.

Today the Beirut coastline is largely occupied by private complexes, restaurants, and other facilities that block access and view to the sea.

Within 6 years, the movement plans to establish an interlinked network of public gardens, open spaces, a publicly accessible waterfront and natural and architectural heritage.

6. COMMUNITY SPACES & SERVICES

Building community spaces and enhancing services, in partnership with stakeholders and active NGOs: equipping the city with community centers, libraries, social support services, educational facilities, and other elements vital to the social life of the city.

Today Beirut has only three public libraries, built in partnership between the Municipality and an NGO, Al-Sabeel. No new library has been built in the past 6 years. The city has no other public community centers.

Within 6 years, Beirut Madinati aims to double the number of public libraries and enhance the larger infrastructure of social services.

7. SOCIO-ECONOMIC DEVELOPMENT

Integrating social justice, poverty alleviation, and socio-economic development as crosscutting goals to be addressed in all projects initiated by the municipality. The municipality will unfold initiatives and projects that revive local markets, stimulate entrepreneurship, and address unemployment and urban poverty. It will do so by actively connecting, partnering and bridging with both the private and the non-profit sectors.

Today, unemployment stands at double its 2011 level, and one in four job seekers, half of whom are youth, cannot find a job. Many of the poverty pockets are located within Beirut and the gap between rich and poor is widening. Businesses have difficulties growing and surviving while many households suffer from the rising cost of living.

Within 6 years the municipality should have installed local markets for small producers and buyers; It will contribute to an enabling environment for local entrepreneurship in sectors of relevance to the city’s economy and reduce entrepreneurs’ operational and infrastructural costs. The Municipality will attach a social clause to every public work contract that requires contractors to consider the social impacts of their implementation strategies.

8. ENVIRONMENTAL SUSTAINABILITY

Integrating principles of environmental sustainability and stewardship across all regulatory and operational interventions of the municipality, particularly in relation to the building development sector: introducing regulations and incentives for utilizing building design strategies that minimize energy use, and for reducing the negative environmental impacts of construction activities.

Within 6 years the movement aims to renovate municipal buildings to become exemplars of green buildings, and establish incentives and clear design guidelines for new construction projects.

9. HEALTH AND SAFETY

Prioritizing the health and safety of all city dwellers by recognizing the municipality’s responsibility to monitor, lobby for, and intervene through incentives and projects that provide clean water, reduce air pollution by reducing traffic and electricity generators, resolve the current waste crisis among others. The movement will also introduce an integrated lighting system that improves street safety and monitor crime rates and articulate neighborhood-based.

Today, Beirut’s environment is a threat to everyday health because of poor air quality, poor levels of cleanliness, and the absence of monitoring of air, water, and physical environment.

Within 6 years Beirut Madinati aims at having clean city streets, removing the large open-air waste bins that sit in the streets,  monitoring water quality and set up a plan with the Beirut Water Authority to alleviate the water problems and their symptoms, and implementing a city-wide lighting plan that improves night safety.

10. GOVERNANCE.

Improving the organizational structure of the Municipality, train its staff, and address the main institutional challenges that have plagued the performance of councils for decades. The movement pledges to acknowledge, enhance, and sustain as the municipality’s main asset the wide network of active civil groups and NGOs that have invested in the well-being of the city. Furthermore, to work towards an efficient relationship with the governor of Beirut and work with the governor’s office to set up a human resources department, which will evaluate municipal employee performance, improve social security coverage, and address the municipal civil servants’ inclusion in the civil servants’ funds (ta’awuniyya).
Beirut Madinati will also pledge to appoint a City Planner, experienced in the organization and management of city affairs, and will charge him/her with forming a team of qualified professionals who will implement the vision. Thw staff will be trained and introduced to a performance-based system of evaluation that rewards loyalty to the city and its dwellers.

Who are the Candidates of this movement?

The Beirut Madinati candidates are city dwellers who experience and well understand Beirut’s problems and its needs. They are people who value transparency and accountability and adhere to Beirut Madinati’s Code of Ethics

Candidates will be announced by the end of this week (April 22nd 2016)

How is Beirut Madinati supported?

The movement is volunteer-based as well as donation-based; it is not backed by any political party or local or foreign organization, it is only through supporters that it can win elections in May and make Beirut a more livable city.

http://beirutmadinati.com/

Pictures by Monica Basbous Moukarzel

ACT performance festival

ACT performance festival

On April 9th, some of the MAPS - Master of Arts in Public Spheres students participated to ACT performance festival at USEGO in Sierre. They presented original performances specially developed for this event. The festival is going on tour also in Zürich, Basel and Bern.

Picture by Victoria Grin